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Qui sont les
habitants de l’Asie centrale aujourd’hui ? Il y a les
Ouzbeks. Ce sont des Turcs, ils vivent de l’agriculture et du commerce. Je
suis allé les voir au marché. Tu me vois sur la photo ? Je suis assis sur un sac de
poivre… Aaatchoum ! Aïe, ça pique le nez le poivre ! Pour dormir, ils
déroulent des petits matelas qui sont rangés dans un coin de la pièce. Ils les
empilent les uns sur les autres, ça fait des lits très douillets. Je demande au
moins quatre matelas pour que ce soit très très confortable ! Il y a aussi les
Kazakhs, qui vivent dans la steppe (grande prairie), et les Kirghizes, qui
vivent dans les montagnes. Ce sont des Turcs aussi, mais qui ont les yeux un
peu bridés car ils ont été métissés avec les Mongols. Beaucoup ont gardé
leur mode de vie d’autrefois. L’été, ils deviennent nomades. C’est quoi ?
Je vais t’expliquer. Mais, si je veux les voir, je dois y aller à dos de
cheval. Oh la la, qu’il est haut ! Allons-y, mais tout doux ! Aux beaux jours,
les Kirghizes et les Kazakhs nomades quittent leur maison dans le village avec
leurs troupeaux de moutons, de vaches, de chevaux ou de yacks et vont planter
leur grande tente – la yourte – au milieu d’une prairie bien verte. C’est une
maison toute ronde, douillette et chaude, qui me fait penser à la tanière où je
vivais quand j’étais petit ourson ! A l’entrée de la
yourte, il y a un grand poêle qui sert à faire la cuisine et à chauffer la
tente. Il n’y a pas de bois, alors ils utilisent des bouses de
vaches ou de yacks séchées (Beurk !). Comme chez les
Ouzbeks, la table des Kazakhs et des Kirghizes déborde de victuailles : du
pain, de la viande de mouton, de la crème, du yaourt et du thé qu’ils boivent
avec du… sel et du beurre ! Ca, je n’aime pas
du tout. Mais je ne veux pas vexer mes amis, alors je bois tout mon bol en
faisant semblant de me lécher les babines ! Ils confectionnent
aussi une boisson à partir du lait des juments : le koumis. C’est aigre,
ça ne me plait pas non plus, mais eux en raffolent ! Les Ouzbeks, les Kazakhs et les Kirghizes ont dû apprendre à partager leurs terres et à vivre avec les Russes... les Russes ?? Je te raconterais leur histoire la semaine prochaine... |
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Qui rencontrait-on sur les routes de la soie ? Des marchands bien sûr ! Ils menaient des caravanes. Mais non, pas celles qu’on accroche derrière les voitures ! Des caravanes de chameaux, très costauds pour pouvoir marcher 25 à 30 kilomètres par jour avec des marchandises sur le dos. Les marchandises parties de Chine mettaient plus d’un an à atteindre la Perse. Les routes empruntées par les caravanes marchandes étaient longues, épuisantes et parfois effrayantes : elles franchissaient de très hautes montagnes, des rivières et des déserts remplis de squelettes d’animaux et de démons qui égarent les voyageurs, selon les légendes. Brrr ! En plus de toutes ces difficultés, les marchands se faisaient régulièrement attaquer par des brigands. Heureusement qu’aujourd’hui ce n’est plus comme ça : il n’y a plus de bandits et les bus ont remplacé les chameaux. C’est beaucoup moins fatiguant ! Chaque soir, les caravaniers devaient trouver des points d'eau et des pâturages pour leurs bêtes. Ils s’arrêtaient dans les villes et les bazars (les marchés) pour se ravitailler, remplacer les animaux épuisés et vendre leurs marchandises. Les marchands de tous les pays se croisaient : Grecs, Syriens, Turcs, Persans, Italiens, Chinois, Indiens,... Allant et venant d'un pays à l'autre, ils véhiculaient des produits, mais aussi des coutumes, des techniques (pour fabriquer des objets en fer, sculpter les statues, monter à cheval, labourer les champs, tisser…), des connaissances géographiques, des religions (bouddhiste, chrétienne, musulmane…), des recettes de cuisine, des légendes, et bien d’autres choses encore. Regarde sur la photo tous ces gens qui portent des costumes et des chapeaux différents ! De ces mélanges sont nées des cultures très raffinées, très ouvertes et tolérantes envers toutes les religions et les idées, même si elles étaient très différentes des leurs. Depuis le 10e siècle, les habitants de l’Asie centrale ont presque tous adopté la religion musulmane. Ils ont construit des mosquées, des mausolées (tombeaux) et des écoles religieuses magnifiques, paraît-il. Je veux aller les admirer. Grâce au commerce, les cités d’Asie centrale sont devenues très riches et ont suscité les convoitises de nombreux conquérants, comme le macédonien Alexandre le Grand, le mongol Gengis Khan et le turc Tamerlan. Regarde, c'est lui là derrière, sur la statue ! |
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Je m’appelle Tim. J’aime me balader dans le monde pour découvrir des pays et des peuples que je ne connais pas. Je suis très curieux, je me pose tout le temps plein de questions. Par exemple, depuis quand connaît-on les Chinois ? C’est une bonne question, n’est-ce pas ! Et, comment leurs grandes inventions, comme la poudre à canon, le papier et la boussole, sont-elles arrivées jusqu’à nous alors que les bateaux, les voitures et les avions n’existaient pas ? Des routes se sont crées entre la Chine et l'Empire romain. On les appelle aujourd’hui les routes de la soie car c’était la principale marchandise transportée. Mais ce n’était pas la seule. D’Orient venaient aussi des épices (de la cannelle, du poivre, etc.), des pierres précieuses (des diamants, des rubis…), de fourrures de lion et de panthère, des plantes comme le noyer, le pêcher, le poirier, l’abricotier et des médicaments comme la corne de cerf et de rhinocéros, l'os de tigre ou la bile d’ours (la bile est sécrétée par le foie et permet la digestion). Oh la la, il ne faut pas que je croise un médecin oriental, sinon mon foie va finir en pâté ! D’Occident partaient de l’huile, du vin, de la vaisselle en or et en argent, des tissus de lin et de laine, et des objets en verre.Au 13e siècle, Marco Polo, le commerçant italien, a parcouru les 10 000 |