Le journal de
Cassandre
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Cassandre
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09 Septembre 2009
Je suis une passionnée des animaux et de la nature.
Ici, je présenterait chiens ( et chats ) recherchant un foyer. Je parlerait aussi de la SPA et de 30 millions d'amis . Et, si vous aimez les vidéos, les jeux, les livres, visitez mon blog !


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01/05/2009 :

Mon histoire

Bonjour je vais éditer un livre !!! Voilà le début :

C'était une soirée de printemps comme je les aimais. Le soleil disparaissait derrière les maisons de la vile, et les feuilles des arbres prenaient des teintes nouvelles qui me remplissaient de joie. Je n'étais alors qu'une petite chienne insouciante, ignorant tout du destin qui m'attendait. Le vent soufflait fort au Danemark, le sentir frotter mon visage me donnait l'impression de ne faire qu'un avec lui.  Je courrais joyeusement dans la cour de mon maître, les brindilles craquants sous mes pattes m'amusaient follement. Durant cette période de mon existence, je pensais que ma vie serait celle que chaque chien de compagnie  puisse rêver d'avoir. Je ne savais pas à quel point je me trompais.
Epuisée après avoir longuement chassé une proie à travers le jardin, je me laissais choir sur le sol pour me reposer. Sentir l'herbe fraîche se mêler à mon pelage et les oiseaux chanter des airs de la nature étaient pour moi de vrais moments de bonheur.
Pourtant j'ignorais que c'était la dernière fois que je verrais cet endroit. Car ce jour là toute ma vie allait basculer...
En me relevant, je vis une silhouette gracieuse s'avancer vers moi. C'était ma mère, Altinaï. Je souris et couru vers elle. Je me frottais affectueusement contre sa longue fourrure blanche et noire, et elle me lécha délicatement le front.
- Nous partons dans quelques minutes, Cendre, me dit-elle délicatement. Prépare-toi !
Je regardais ma mère s'éloigner de moi avec légereté. J'étais ravie de savoir que j'allais bientôt aller en France, en Bretagne, pour rencontrer les parents de ma mère. Cette dernière étais une ancienne chienne de concours d'agilité, elle appartenait à une éleveuse de chien mais avait du être vendue car sa maîtresse ne pouvait plus gérer toutes les avances que les mâles lui faisaient. Un papillon se posa à côté de moi. D'un coup de patte agile, je réussis à l'emprisonner sous ma patte, mais, afin de ne pas abimer ses ailes, je le laissais repartir, en sautillant joyeusement après lui.
Je sentit soudain une délicieuse odeur. En me retournant, je vis mon maître allongé sur une chaise de jardin, fatigué par les préparatifs du voyage. Des liens forts nous unissaient, et le jour où il m'appela amicalement "ma fille", je décidais de le surnommer "papa". Il prit un sachet et en piocha quelques biscuits parfumés au chocolat, qu'il avala avec appétit. Il me donnait faim... Alors, sans hésiter, je m'approchais de lui, mis mes pattes sur le bord de la chaise et lui lançais un regard triste, mais triste !
- Non, Cendre, dit-il en riant, pas de ça avec moi !
Il se leva et alla prendre un journal qui se trouvait posé sur la table du jardin, le paquet de gâteaux à la main. Une idée pour mettre la patte sur les chocolats me traversa l'esprit : plus rapidement que mon maître, je courus vers la table, montais dessus en prenant appui sur une chaise, et pris le journal dans ma gueule.
- Lâche ça, Cendre ! ordonna-t-il.
Mais au contraire, je descendis de la table, et me mis à courir dans toute la cour, en prenant soin de le laisser tomber dans une flaque de boue à la fin de ma course. Lorsque papa s'approcha pour ramasser son magasine, je retournais près de la chaise de jardin, et je m'emparais discrètement du paquet de chocolats. Je partis derrière ma niche, où je me mis à grignoter mon butin.
Soudain, j'entendis le portail s'ouvrir, et une odeur inconnue alla chatouiller mes narines. Je vis alors une femme accompagnée d'un labrador noir s'avancer vers papa. Il ouvrit les bras et elle se frotta contre sa large poitrine. Je grondais intérieurement. En regardant ma mère, je vit qu'elle ressentait la même chose que moi. Abandonnant mon festin, je m'approchais d'elle en la reniflant attentivement.
- Maintenant que tu es là, chérie, dis papa en direction de la jeune femme, nous pouvons partir !
La dénommée "chérie" se tourna vers moi. Ne sachant que faire, je me mis à faire battre ma queue et lui jetais un regard amical, afin qu'elle ai une bonne impression de moi.
- Un chien !
Son sourire s'effaça immédiatement.
- Qu'est-ce que c'est que ce... cette chose ? demanda-t-elle.
- Ma chienne, Cendre ! dit fièrement papa. Et là-bas, c'est sa mère, Altinaï. Ce sont deux huskies sibériens.
"Chérie" nous lança un regard noir.
- Elle ne viennent pas en voyage avec nous ? demanda-t-elle d'un ton paniqué.
Ma mère et moi reçûmes un grand choc. Non seulement cette femme si peu aimable semblait être la promise de papa, mais nous allions passer notre séjour en Bretagne avec elle ? C'était impossible ! Maman semblait être prise du même malaise que moi, mais restait stoïque. Notre maître, un peu décontenancé sur le moment, reprit rapidement ses esprits et déclara :
- Mais... Bien sur que si, elles viennent ! Tu n'aimes pas les chiens ?
- Bien sur que si, mais pas ceux qui ressemblent à des loups ! gémit-elle. Ils gardent l'instinct de ces animaux dangereux, et ils me font peur !
Je secouais la tête, ahurie. Les loups ? Nos ancêtres ? Dangereux ? C'était ridicule ! Depuis ma petite enfance, j'étais passionnée par ces merveilleux animaux qui m'intriguaient et réveillaient en moi des sentiments inexplicables. Finalement, "chérie" attira papa dans la maison, où ils étaient plongés dans une discussion qui semblait nous concerner. Furieuse, je me tournais vers maman :
- Tu as entendue ce qu'elle a osé dire ?
Elle baissa la tête.
- Oui. Mais ne t'inquiète pas, notre maître va lui faire comprendre que nous sommes ses chiennes, et qu'il ne se séparera de nous pour rien au monde. Il va lui expliquer que nous sommes très gentilles, et qu'elle devra nous supporter si elle vient avec nous en France. Je comprends que tu es déçue, ce voyage était censé être organisé avec nous trois, mais on ne peut pas empêcher notre maître de l'aimer. Mais ne t'en fais pas, Cendre, nous allons bien nous amuser !
Ses paroles, censées me réconforter, ne me calmèrent pas pour autant.
- Je ne parlais pas de ça ! Elle a osé dire que les loups étaient dangereux !
Maman soupira, agacée. À force de m'entendre parler de loups, elle commençait à être fatiguée dès que j'abordais le sujet. Sans même perdre le temps de me répondre, elle s'éloigna à grands pas, me laissant seule face à ma colère. Finalement, je décidais de retourner à ma cachette, afin de continuer à manger mes chocolats. Mais l'endroit occupé, le labrador de la femme s'était glissé jusqu'à ma niche et commençait à dévorer mes biscuits ! Il avait été si discret que je ne l'avais pas vu venir...
- Laisse ces chocolats ! ordonnais-je. Ils m'appartiennent !
Je me rendis compte de la stupidité de ma phrase. Je les avaient volés à papa, comment pouvaient-ils m'appartenir ? De toute manière, ils n'étaient pas à ce chien. Ce dernier me regarda à peine et continua à engloutir les biscuits. Je sentait la rage bouillir en moi, je me mis à aboyer avec force, en espérant sans vraiment y croire pouvoir le faire fuir. Le labrador sembla enfin me remarquer, et me regarda d'un air amusé.
- Eh bien ça alors ! ricana-t-il. Je n'aurais jamais cru qu'une petite boule de poils oserait élever la voix contre un chien de chasse ! Allez, ajouta-t-il, laisse moi tranquille et retourne tirer des traîneaux en Alaska. Merci !
Au moment où j'allais rétorquer, papa et "chérie" sortirent de la maison. Un sourire de triomphe sur le visage de la femme.
- Auguste ! cria-t-elle à l'intention du labrador. Viens, mon chien, on part en vacances !
Avec un aboiement, le chien noir se précipita vers sa maîtresse. Je fus soudain prise de panique. Nous ne partions donc pas en Bretagne ? Mais je fus rassurée lorsque papa accrocha une laisse à maman et me fis rentrer dans ma caisse de transport. Il nous installa ensuite dans la voiture, à l'arrière. "Chérie" et lui passèrent devant.
- Tu vois, Cendre, constata ma mère d'un ton rassuré, elle a finit par accepter notre présence.
Si elle savait seulement à quel point elle se trompait...
Commentaire de Canaille blog (administrateur), le 31/07/2009 à 12:28:47
Joyeux anniblog !

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